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Cora Laparcerie (1875-1951)

15/09/2011

Marie-Caroline LAPARCERIE, qui fut actrice, directrice de théâtre, chroniqueuse et poète, est née à Morcenx le 5 novembre 1875.

Ferdinand Bernède, qui devint photographe « folkloriste » des Landes, évoque dans ses souvenirs d’enfance, des jeux avec Cora.

Après la mort de son père, Marie-Caroline Laparcerie s’installe à Bordeaux avec sa mère et sa soeur cadette, Marie Laparcerie; elles entrent au couvent des soeurs de l’Assomption pour y faire leurs études […] . C’est dans cet établissement, alors qu’elle interprète de petites scènes à caractère religieux, que lui vient la vocation de théâtre.

Dès lors, elle joue dans une troupe d’amateurs qui se produisent chez des particuliers fortunés… comme c’était « la mode » pour les jeunes artistes […] .

C’est ainsi que de passage à Bordeaux, le grand acteur Coquelin Ainé l’y « découvre », alors qu’elle joue chez des amis communs, arrache à sa mère la permission de l’emmener à Paris et lui fait passer une audition au théâtre de l’Odéon. Engagée, elle débute en 1896 dans « Plutus », prenant comme nom de scène: Cora Laparcerie.

Durant les quatres années pendant lesquelles elle joue à l’Odéon, elle interprète de petits rôles dans les pièces classiques comme « Athalie », « Andromaque », « Le Malade Imaginaire », et surtout créé les rôles principaux dans « Marianne », « Philauter », « Richelieu », « Don Juan de Manara », « La double méprise », « Chénecoeur ».

Avec la troupe de l’Odéon, elle joue dans les théâtres de plein air créant notamment aux arénes de Béziers, « Déjanite » en 1898, « Prométhée » en 1900. C’est le début d’une longue carrière qui la mène, après qu’elle eut quitté l’Odéon en 1900, sur la scène de plusieurs théâtres parisiens ou de province et de l’étranger dans des tournées qu’elle accompli avec le célèbre imprésario Charles Baret. C’est en 1901 qu’elle rencontre son futur mari, Jacques Richepin, fils du grand poète et académicien Jean Richepin, de qui elle vient d’interpréter « La cavalière » au théâtre Sarah Bernhardt.

Puis c’est « Quo Vadis » au théâtre de la Porte Saint Martin, « Les petites Jourdeil » au Vaudeville, « L’instinct » au théâtre Molière, « La Marjolaine » de son mari à la Porte Saint Martin, « Cyrano de Bergerac » à la Gaité […] .

En 1909, elle prend la direction du théâtre des Bouffes Parisiens, qu’elle inaugure avec une reprise de la célèbre « Lysistrota » de Maurice Donnay, puis créé « Gaby », et joue de nombreuses pièces telles que « La côte d’Amour ».

En 1913, elle quitte les Bouffes Parisiens pour prendre la direction de théâtre de la Renaissance qu’elle dirige durant 10 ans, où elle monte et interprète des pièces: « Aphrodite », « Les roses rouges », « Mon homme »… qui l’amènent jusqu’en Amérique.

En 1923, elle prend la direction du théâtre Mogador qu’elle baptise « Théâtre Cora Laparcerie » et dont elle inaugure la direction en y créant « Le Masque de fer » de Maurice Rostand (fils du grand Edmond Rostand). Elle monte et joue dans ce théâtre des pièces à grand spectacle avec une nombreuse troupe et des décors somptueux. Mais cette expérience, trop coûteuse, tourne court et en 1925, elle revient à son théâtre fétiche la Renaissance. Elle y joue notamment « Voulez-vous être ma femme » de Jacques Richepin, et des reprises de ses anciens succès, dont « Mon homme ».

Alors qu’elle vient d’être nommée chevalier de la légion d’honneur en septembre 1926, elle est contrainte pour des raisons de santé de quitter la scène. Elle part se reposer avec Jacques et ses enfants sur la Côte d’Azur environ durant trois ans. Dès lors, elle partage son temps entre la Côte d’Azur, sa propriété de l’Île Tristan à Douarnenez et quelques brefs retours à Paris… où elle tient au journal « Comédia » une rubrique (entre 1933 et 1935) intitulée « Le livre de Raison » et dans laquelle elle donne son opinion sur les évènements et l’actualité du moment. Son livre de poèmes « J’aime » vient d’être édité.

Elle s’essaie au théâtre radiophonique, interprète « La vrai Carmen », diffusé pour la première fois au poste nationale de Radio-Paris le 9 juin 1935 et monte « La maison menacée » en octobre 1939.

Le 2 septembre 1946, le compagnon de sa vie, son mari Jacques Richepin, meurt dans leur propriété de l’Île de Tristan. Il sera inhumé dans la chapelle familiale édifiée dans l’Île Tristan. Cora Laparcerie lui dédie son dernier livre de poèmes « Amour redoutable et divin ». Elle décède à Paris, le 28 Août 1951.

Cora Laparcerie réussit ainsi entre les années 1910 et 1920 à être notoirement connue et aimée des parisiens – on disait familièrement « on va chez Cora » -. Si elle n’atteignit pas la gloire d’une Sarah Bernhardt, sa carrière n’en fut pas moins brillante et l’on peut regretter l’oubli dans lequel elle est tombée.

(Sources: Pierre CASSOU, spécialiste de l’histoire de Cora Laparcerie)

NRMorcenais

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